Réinventer l’emploi à l’ère de la transformation technologique
BMO Gestion privée - 24 juin 2026
À la Conférence de Montréal, Mona Malone, a participé à une table ronde intitulée « Réinventer l’emploi à l’ère de la transformation technologique ».
Il ne fait aucun doute qu’une transformation du milieu de travail est en cours, le discours sur l’incidence de l’IA générative sur l’emploi et les emplois de bureau restant vif. Ce mois-ci, le gouvernement fédéral a lancé sa stratégie nationale ambitieuse en matière d’IA, ce qui en fait le moment idéal pour animer une conversation sur l’évolution de la dynamique.
À la Conférence de Montréal, Mona Malone, chef des affaires administratives, chef des ressources humaines et chef, Talent, culture et marque à BMO, a participé à une table ronde intitulée « Réinventer l’emploi à l’ère de la transformation technologique ». La séance mettait aussi en vedette les personnes suivantes :
- Geneviève Mottard, présidente et chef de la direction, Ordre des CPA du Québec
- Dave Chopra, vice-président à la direction et chef à l’échelle nationale au Canada, HCLTech
- Mélanie Roussy, professeure, École de comptabilité, Université Laval
- Chloé Sondervorst, réalisatrice, IA et culture numérique, CBC/Radio-Canada (animatrice)
La discussion a porté sur l’utilisation stratégique de l’IA, la nécessité de donner un sens au travail des employés à mesure que leurs fonctions évoluent et la responsabilisation des dirigeants dans les prises de décision importantes.
Voici certains des points saillants :
Transformation de l’emploi
Selon les panélistes, à mesure que de plus en plus d’entreprises intègrent l’IA, la technologie devait servir à renforcer les capacités des employés, et non à les remplacer. Geneviève Mottard a établi un parallèle avec l’arrivée des calculatrices dans le secteur de la comptabilité. Malgré les craintes initiales que les comptables soient remplacés, la profession a finalement adopté la nouvelle technologie comme outil essentiel.
Mme Malone a déclaré qu’une approche qui a bien fonctionné à BMO a été d’investir dans le perfectionnement de l’ensemble de l’effectif et de mettre l’IA entre les mains de tous les employés afin qu’ils puissent commencer à expérimenter et à se familiariser avec les nouveaux outils. Cela nécessite également un changement d’état d’esprit pour amener les gens à se considérer comme des gestionnaires du travail numérique. Cette perspective encourage les employés à réfléchir à la responsabilisation et leur permet d’envisager de nouvelles façons d’améliorer leur flux de travail. « C’est mobilisant, c’est emballant. Ça stimule l’esprit critique et la créativité, a-t-elle dit. Ce qui nous a beaucoup aidés, c’est d’amener les gens à se considérer comme des responsables dotés de nouveaux outils et de nouvelles façons de travailler. »
L’importance de la responsabilisation
Un autre thème abordé par les panélistes a été la responsabilisation de la direction. L’IA générative peut être utile dans certains scénarios, mais cela ne dispense pas les organisations de faire preuve d’esprit critique, dans les petites ou les grandes décisions.
« L’IA ne prendra pas toujours la bonne décision, a déclaré Dave Chopra. Le problème, c’est qu’il est parfois très difficile de déterminer dans quelle mesure les résultats de l’IA correspondent aux attentes et à partir de quand cela devient une grave erreur. »
La question qui se pose alors est de savoir comment les employés peuvent utiliser leurs compétences humaines essentielles, comme l’empathie, la créativité, le jugement et l’éthique, dans leur travail.
« Nous pensons souvent à l’IA et à son incidence sur les emplois, mais honnêtement, c’est l’incidence sur le travail et les processus de travail, car ce sont des tâches qu’on effectue de différentes façons », a expliqué Mme Malone.
Création de valeur
Pour Mme Malone, l’éthique doit être au cœur de la réflexion des entreprises sur la place de l’IA. Selon elle, alors que les entreprises cherchent à créer de la valeur, l’éthique doit occuper une place centrale, et la gouvernance et le sentiment de sécurité doivent figurer parmi les priorités. À son avis, se concentrer exclusivement sur la valeur et ignorer les répercussions élargies ne sert les intérêts de personne.
« Si l’on accorde trop d’importance à la création de valeur et pas assez aux autres facteurs, cela peut entraîner des conséquences négatives au sein d’une organisation, mais aussi dans le secteur concerné et même dans la société. »
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