Au-delà du portefeuille balado : Perspectives des marchés privés pour 2026

BMO Gestion privée - 24 novembre 2025

Plusieurs fronts sont en essor à l’approche de la nouvelle année sur les marchés privés.

immeubles de bureaux

Plusieurs fronts sont en essor à l’approche de la nouvelle année sur les marchés privés. Les sorties réapparaissent, le marché secondaire demeure actif et l’IA accélère le changement dans l’ensemble des stratégies et des types d’actifs. Comme les sociétés de capital-investissement sont maintenant plus nombreuses que les bureaux de McDonald’s à l’échelle mondiale, le marché offre plus de choix qu’il ne l’a fait depuis un certain temps.

Dans cet épisode du balado Beyond the Portfolio, Michael Miranda, président, Bureau de gestion familiale de BMO et chef, Placements, BMO Gestion privée, fait le point sur les facteurs qui façonnent les marchés privés avec Rod Larson, premier directeur général et chef, Placements non traditionnels de l’équipe de recherche des gestionnaires de placements en Amérique du Nord, BMO Gestion privée, et Arthur Diochon, directeur général et chef, Recherche sur les marchés privés, Amérique du Nord.

Voici quelques faits saillants! 

Signes de vie du côté des sorties

« Les sorties huilent les moteurs des marchés privés en libérant des capitaux et en jetant les bases pour la prochaine ronde de placements. » affirme Rod Larson. « Le produit de la vente est retourné aux investisseurs, les gestionnaires ont la marge de manœuvre nécessaire pour réunir de nouveaux fonds et aider les fondateurs et les employés à tirer parti de la valeur qu’ils ont bâtie. Ce rythme s’est ralenti au cours des dernières années, ce qui a donné lieu à un sommet en deux décennies quant au nombre d’entreprises non vendues. »

Cependant, des signes de changement ont été observés en 2025, les premiers appels publics à l’épargne reprenant et les transactions dégageant leur plus forte valeur trimestrielle en quatre ans. M. Larson considère que cette effervescence signifie que le marché reprend de l’essor. « Le carnet de commandes des sociétés en attente de vente est comme un barrage sur le point de céder. Une fois qu’il l’aura fait, les pourraient être réalisés sur une période relativement courte. » ajoute-t-il.

Le marché secondaire au cœur de l’actualité

« Compte tenu du ralentissement des distributions, le marché secondaire est devenu un endroit naturel pour les investisseurs qui cherchent à obtenir plus rapidement des liquidités. » indique Arthur Diochon. Ces stratégies achètent des titres de sociétés à un stade ultérieur de leur développement, ce qui améliore la probabilité d’obtenir des flux de trésorerie plus rapidement. Les sociétés de capital-investissement misent également sur ce marché comme moyen pratique de retourner du capital lorsque les sorties traditionnelles s’avèrent plus difficiles à réaliser ou moins attrayantes.

« La solidité de la collecte de fonds et le flux record de transactions ont modifié l’équilibre du marché secondaire, en resserrant les prix et en élargissant l’écart entre les gestionnaires. » affime M. Diochon. Son équipe a réagi en devenant plus sélective. « Nous sommes encore plus sélectifs quant à nos placements de base sur le marché secondaire. Nous voulons vraiment nous assurer de travailler en partenariat avec les bons groupes, c’est-à-dire ceux qui, en plus d’obtenir de bons prix, produiront de bons résultats. » ajoute-t-il.

Au-delà de l’engouement pour l’IA

« L’intelligence artificielle (IA) se manifeste sur les marchés privés de différentes façons, mais elle contribue à dissiper le bruit et à examiner les fondations. » dit M. Larson. M. Diochon établit un parallèle avec les premiers jours d’Internet, lorsque les idées prenaient déjà forme, mais l’infrastructure n’avait pas rattrapé le retard. Aujourd’hui, les besoins en matière d’IA sont énormes, de la puissance aux centres de données en passant par la connectivité, et il s’attend à ce que la vague de placements crée un large éventail d’occasions.

Selon lui, les investisseurs devraient examiner les outils, les plateformes et les sociétés qui utilisent l’IA pour améliorer leurs activités, plutôt que de miser de façon sélective. « Les placements dans les gagnants pourraient sans doute fructifier sur une échelle que nous n’avons jamais vue et l’emporter sur ceux dans les perdants. » affirme-t-il.

Selon M. Diochon, le capital-risque est l’un des segments où il est le plus évident que l’IA transforme le paysage. En ce qui concerne les placements dans les jeunes pousses, il affirme que l’exactitude est plus importante que les prix à court terme et que les gestionnaires qui ont un accès approfondi aux talents et au flux de transactions se concentrent dans les meilleures occasions. « Aujourd’hui plus que jamais, il est risqué d’être un touriste dans le capital-risque – et en particulier dans l’IA – car bon nombre des meilleurs titres sont rapidement avalés par certains des gestionnaires les plus prestigieux ayant un accès optimal au segment. » explique-t-il.

Plus que jamais, la sélection des gestionnaires compte

M. Diochon ne s’attend pas à ce que les rendements du marché privé diffèrent considérablement au cours des prochaines années, mais selon lui l’écart entre les gestionnaires s’élargira. Il estime que compte tenu du grand nombre de nouvelles sociétés dans ce segment, le défi consiste à faire le tri entre les compétences réelles et le marketing raffiné, chose que l’équipe analyse fréquemment.

L’expansion de l’industrie a renforcé la nécessité d’une approche plus sélective lors de la sélection des gestionnaires, à mesure que la concurrence s’intensifie. « Notre priorité est de déterminer qui est le meilleur de sa catégorie, qui a le profil de rendement le plus durable et qui ne compte pas sur des facteurs comme de faibles taux d’intérêt pour générer des rendements. Même si nous espérons que les taux baisseront, nous ne savons pas si ce sera le cas. Nous voulons qu’une stratégie axée sur le marché secondaire soit durable dans toutes les conditions. » indique-t-il.

 

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