Ne pas s’occuper de son patrimoine est risqué

BMO Gestion privée - 三月 25, 2026

Dans la plupart des partenariats, le partage des responsabilités est naturel, mais lorsqu’il est question des finances du ménage, trop souvent, c’est l’un des partenaires qui prend les rênes, tandis que l’autre prend tranquillement du recul.

Femme d'affaires mature s'adressant à ses collègues avec une expression sérieuse.

Dans la plupart des partenariats, le partage des responsabilités est naturel, mais lorsqu’il est question des finances du ménage, trop souvent, c’est l’un des partenaires qui prend les rênes, tandis que l’autre prend tranquillement du recul. La plupart du temps, c’est la femme dans la relation qui décide de ne pas s’occuper du patrimoine familial.

Des études de la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario ont révélé que les femmes s’en remettent souvent à leur conjoint parce qu’elles estiment qu’elles n’ont pas les connaissances financières nécessaires pour prendre ces décisions (bien que la même recherche révèle qu’il s’agit davantage d’un problème de confiance que d’un problème fondé sur les connaissances). Bien que certains considèrent cette attitude de non-intervention comme un compromis équitable, puisqu’il y a d’autres décisions pour lesquelles elles assument la principale responsabilité, cette commodité peut rapidement devenir une vulnérabilité.

Personne n’aime y penser, mais la vie peut changer en un instant. Que ce soit en raison d’un divorce ou du décès d’un partenaire, jusqu’à 90 % des femmes devront prendre des décisions financières essentielles pour la première fois par elles-mêmes, souvent sous une pression intense.

Les décisions prises dans ces moments – au sujet des actifs, la sécurité financière à long terme – peuvent façonner les années à venir. Pour de nombreuses personnes, ne pas participer aux décisions financières est une réalité qui se manifeste souvent que lorsque les circonstances changent. « Parfois, les femmes choisissent de travailler plus longtemps qu’elles ne le devraient, simplement parce qu’elles ne sont pas certaines de ce qu’elles ont, explique Carol Willes, planificatrice successorale à BMO Gestion privée. Le contraire peut être vrai aussi. Elles ne font pas attention et courent le risque de manquer d’argent. »

Comprendre comment cela se produit est la première étape pour réagir. Cela signifie examiner honnêtement pourquoi la participation proactive est importante et savoir comment acquérir une réelle confiance dans les entretiens sur la gestion de patrimoine, avant que la vie ne se charge de l’exiger.

Voici pourquoi la participation proactive est importante

Dans la plupart des couples, la responsabilité financière évolue petit à petit. Par exemple, l’un des partenaires gère une entreprise ou les placements. L’autre se concentre sur sa carrière, les enfants ou l’engagement au sein de la collectivité. Au fil du temps, cette division du travail devient une routine, qui a été façonnée autant par les attentes générationnelles et les normes culturelles que par la nécessité pratique.

Selon l’expérience de Mme Willes, de nombreuses femmes ont encore tendance à prendre du recul par rapport à la prise de décisions financières, y compris la planification successorale et les discussions sur les objectifs financiers de la famille. Par exemple, un couple pourrait s’entendre pour aider ses enfants, prendre une retraite confortable ou protéger l’héritage futur, mais un seul des partenaires comprend comment ces résultats sont structurés et financés.

Mme Willes se souvient avoir passé en revue avec un couple ce qu’elle appelle un exercice pratique sur la succession, autrement dit un examen détaillé de ce qu’il arriverait aux actifs du couple en cas de décès d’un partenaire. Même si elle était mobilisée et informée, la femme a découvert qu’elle n’était pas bénéficiaire des fiducies familiales et que, sans droit automatique concernant les actifs qui y étaient détenus, il n’y avait pas suffisamment d’argent accessible pour les dépenses du ménage.

« Elle pouvait voir la structure et la comprendre, explique-t-elle. Mais elle ne savait pas ce qui arriverait en cas de décès. »

Une telle méconnaissance peut être particulièrement évidente dans les familles à valeur nette élevée, où les actifs peuvent être détenus dans des sociétés d’exploitation, des sociétés de portefeuille, des fiducies et des propriétés transfrontalières. Les gels successoraux et les stratégies fiscales peuvent influencer le flux de valeur au cours des décennies. Un partenaire qui n’a pas participé à l’élaboration de ces structures peut avoir beaucoup de mal à comprendre la situation. Souvent, il est difficile de savoir quelles questions poser, ou même par où commencer.

« Il règne souvent une certaine confusion quant à la raison d’être des structures et à ce qui s’y trouve, explique Deborah Desforges, directrice générale, Planification de patrimoine à BMO Gestion privée. Et de cette confusion découle un manque de confiance à poser des questions, alors ils ignorent la situation purement et simplement. »

Les conséquences se font sentir sous des formes auxquelles les gens n’avaient pas pensé : des factures d’impôt surprises, des actifs qui ne sont pas acheminés comme vous vous y attendiez ou un plan qui n’apporte pas ce que vous aviez tous les deux prévu.

Commencer l’entretien

Il faut rarement un changement spectaculaire pour pouvoir s’impliquer davantage dans les finances du ménage. Cela peut plutôt commencer par une seule question qu’il faut avoir la confiance de poser. « C’est un peu intimidant de poser des questions », explique Mme Willes.

Cela s’est produit récemment, lorsque l’une de ses clientes a communiqué avec elle en privé pour mieux comprendre la situation financière de sa famille. « Je suis contrariée, car je ne comprends rien de tout cela, et cela m’affecte », a-t-elle expliqué.

Mme Willes a réuni la cliente et toute l’équipe financière pour une séance d’information détaillée. « Après avoir passé en revue l’ensemble de la structure et cartographié le flux des actifs, nous avons déterminé ce qui devait changer, explique-t-elle. Ça a été une journée très stimulante. »

Gagner en confiance avant que la vie ne l’impose

La confiance financière est plus qu’une étape personnelle. Une étude de BMO Gestion de patrimoine de 2025 a révélé que les femmes qui laissent les décisions financières à leur conjoint sont les moins susceptibles de se sentir confiantes lorsque les circonstances changent, et que bon nombre d’entre elles mettent au moins deux ans à se rétablir.

En revanche, les femmes qui participent activement à la gestion des finances du ménage se sentent le plus souvent confiantes en moins d’un an. De plus, les femmes qui travaillent avec un conseiller financier lors d’un changement important dans leur vie sont beaucoup plus susceptibles de reprendre pied et d’établir une stabilité à long terme, 97 % d’entre elles ayant déclaré que leur conseiller avait eu une incidence positive sur leur confiance financière.

Demander une rencontre avec votre équipe financière est un bon point de départ. Par exemple, Mme Desforges inclut toujours un organigramme dans chaque plan qu’elle présente aux clients. « Nous nous assurons que, s’il arrive quelque chose à un partenaire, le partenaire survivant saura à qui s’adresser », explique-t-elle.

À partir de là, posez la question que Mme Willes aborde souvent avec ses propres clients : si mon conjoint disparaissait demain, d’où proviendrait l’argent pour assurer la subsistance du ménage?

Un exercice pratique sur la succession permet d’approfondir la discussion. Rencontrez votre conseiller pour discuter de la façon exacte dont vos actifs évolueraient si vous perdiez votre partenaire. Il peut également être intéressant d’informer votre conseiller si certaines parties de l’entretien ne sont pas claires, souligne Mme Desforges.

« Si nous apprenons qu’une personne ne comprend pas vraiment la structure, je m’assure de faire des pauses pour m’assurer de sa compréhension. »

 

 

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